Communiqué de presse du 31/01/2016

Publié le par administrateur

Les agresseurs d’une association de protection de la nature poursuivis devant le tribunal de Mende

Le 4 février prochain, sept agriculteurs doivent répondre devant la justice du saccage du local de l’Association Lozérienne pour l’Étude et la Protection de l’Environnement (ALEPE) commis le 9 novembre 2015 à Balsièges.

Ce 9 novembre, un groupe d’agriculteurs se déclarant du syndicat agricole de la Coordination rurale fait irruption dans les locaux de l'association. Après avoir séquestré le personnel salarié au travail, ils saccagent violemment le bureau en jetant à la figure du personnel des carcasses de brebis pleines d'asticots, piétinent les écrans d'ordinateurs et jettent du matériel et des dossiers par la fenêtre. Ils entendaient ainsi protester contre un texte publié en « Point de vue » dans la Lozère Nouvelle du 18 septembre 2015, intitulé « Vivre avec le loup en Lozère ». Mettant en cause le président de l’association, ils exigent de lui sa rétractation, en le menaçant de le faire démissionner de son poste d’enseignant. Plus généralement, ils veulent interdire à l’ALEPE de continuer à s’exprimer pour la coexistence du loup et de l’élevage, menaçant ses membres de nouvelles agressions plus violentes en cas de refus.

Aujourd’hui, les agresseurs se présentent en victimes et veulent transformer leur procès en tribune pour dénoncer toutes les difficultés dont souffrent les agriculteurs. Dans un article publié dans la presse locale du 29 janvier 2016, ils appellent de nouveau à la « mobilisation» contre les « associations écologistes et environnementalistes » concluant leur article par un appel outrancier : « la peur doit changer de camp » ! Un slogan qui, dans un état de droit, n'a guère de chance d'apporter le moindre élément constructif au débat ; un débat pourtant nécessaire si l'on veut trouver des solutions justes et légales aux réelles problématiques agri-environnementales.

L'ALEPE, qui n'est en guerre ni contre les agriculteurs ni contre personne, redit son indignation devant la violence et son attachement indéfectible à la liberté d’expression. L'ALEPE n'appelle à aucune manifestation de soutien. Elle souhaite simplement que la justice fasse son travail et demande à être dédommagée des préjudices matériels, professionnels et moraux dont elle fut victime le 9 novembre dernier.

Le Conseil d’Administration de l’ALEPE - Balsièges, le 31 janvier 2016

Commenter cet article